City-trip : Budapest, 4 jours inoubliables

L’idée de découvrir Budapest me trottait dans la tête depuis un petit moment ; plus je lisais d’articles de blogueurs voyages, plus je voyais de photos de la ville, et plus l’envie grandissait de voir la Perle du Danube. Bon, la vie que je mène ne me permet pas de voyager comme bon me semble (et ça c’est rageant, car voyager est ce qui me manque le plus… et je pense sérieusement à changer de vie rien qu’à cause de ça !), mais j’ai quand même réussi à me caler quelques jours de repos en commun avec Monsieur Moelleux pour partir à la rencontre de cette ville chargée d’Histoire.

Habituellement, je pars toujours en étant bien organisée sur les différentes choses à voir et à faire : je réserve mes billets en ligne pour les musées, je regarde les listes de restaurants conseillés… En fait, pour Budapest, je n’ai rien fait comme d’habitude car à part nos billets d’avion et notre appartement réservé via Airbnb, je n’ai rien préparé. Bon, j’ai quand même feuilleté le guide du routard, histoire de.

Jeudi

Notre arrivée à Budapest a été hyper facile, puisque Orsolya, notre hôte Airbnb nous avait proposé de venir nous chercher à l’aéroport et de nous amener directement à l’appartement au centre. Sans me jeter des fleurs, j’ai vachement bien choisi l’endroit, puisque non-seulement il était très calme et joliment décoré (sur le thème de la mer), mais en plus, on ne pouvait pas faire plus central ! Il était situé à une minute à pied de l’avenue Andrássy, l’une des artères principales de la ville, et du carrefour Oktogon avec tous les transports en commun qu’il comporte… Idéal, pour visiter chaque recoin de la ville en seulement 4 jours !

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Sur un mur en brique de l’appartement, Sharky le requin-peluche, nous surveille. Sur le mur de la cuisine, un plan géant de Budapest et de tous les sites à voir absolument. Nous avons remarqué que nous étions à quelques pas de la Maison de la Terreur et du musée Liszt.

Vendredi 

La Maison de la Terreur, ou Terror Háza Múzeum, retrace l’histoire de la Hongrie à travers le fascisme et le communisme. D’abord siège du Parti des Croix fléchées jusqu’en 1944, est transformé ensuite en quartier général de la police politique communiste, l’horrible AVH. Je recommande un audioguide pour visiter ce musée et pouvoir s’immerger totalement dans l’ambiance du pays jusqu’à la révolution de 1956. J’ai été dérangée lorsqu’à la fin de la visite, nous sommes passés dans les caves où ont été détenus, torturés et exécutés les prisonniers : malgré les frissons d’horreur, la visite reste une des plus passionnantes que j’ai pu faire.

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Après deux heures de Musée de la Terreur, nous nous sommes dirigés vers le musée Liszt pour un peu plus de légèreté : en grands amateurs de musique classique il nous semblait important de visiter la maison où a vécu Franz Liszt, et où sont entreposés ses objets personnels, sa correspondance avec le Roi, les originaux de ses partitions, et ses nombreux pianos.

Nous nous avons ensuite beaucoup marché jusqu’au centre sous un crachin qui ne cessait pas ; nous nous sommes réfugiés dans l’imposante Basilique Saint-Etienne de Pest (Szent István Bazilika) J’ai été subjuguée par sa coupole gigantesque, à laquelle aucune photo ne rend hommage tellement elle est impressionnante. Sa luminosité intérieure tranchait vraiment avec la grisaille extérieure.

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A seulement deux rues, se trouve le célèbre Café Gerbaud, un amour de café au style belle-époque, où chaque produit est servi avec amour. Leur spécialité, ce sont les desserts ; nous avons choisi de nous réconforter de la marche sous la pluie avec une table garnie d’un goûter copieux, le tout dans une ambiance très chic mais chaleureuse.

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Samedi

Je me suis levée le samedi 23 octobre toute excitée : le soleil brillait très haut et le temps était idéal pour une balade sur les quais du Danube. Le 23 octobre, en Hongrie, c’est l’anniversaire de la révolution de 1956 ; beaucoup de musées et sites historiques sont gratuits, et j’en ai largement profité. Le matin, nous avons pu visiter une partie du Parlement, qui est très impressionnant, avec la Sainte-Couronne gardée solennellement par des mecs en uniformes pas très causants.

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En sortant, nous avons décidé de flâner un peu sur les bords du Danube, d’où la vue est saisissante sur les hauteurs de la ville. Beaucoup d’amoureux s’offrent une balade en bateau autour de la ville, et de l‘île Marguerite qui a l’air de flotter entre les deux rives. Nous sommes restés un moment devant ce spectacle citadin paisible et, étrangement, pas du tout bruyant comparé à nos villes à nous.

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Sur le quai, j’ai voulu m’arrêter devant le mémorial des « Chaussures au bord du Danube » : une soixantaine de paires de chaussures en métal, scellées sur les rives du Danube, sur une quarantaine de mètres de long. Il représente les personnes fusillées par le parti des Croix fléchées sur ces rives qui devaient se déchausser avant leur exécution (ouais, ça fait froid dans le dos). Beaucoup de personnes y déposent chaque jour des fleurs, ou des bougies.

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Manger au restaurant Két Szerecsen (« Les deux Sarrasins ») faisait partie de nos plans, puisqu’on nous l’avait beaucoup conseillé. Effectivement, c’était un super choix ; la simplicité du restaurant en fait un endroit tranquille où l’on peut venir sans avoir réservé, et ses plats entre typiquement hongrois et orientaux, simples mais amoureusement préparés, en font un lieux unique.

Dans l’après-midi, nous avons visité l’Opéra : c’est quelque chose que nous avions envie de faire absolument. Les visites en français se font en général à 15 heures, elles se font en groupe (brr, j’aime pas les groupes, il y a toujours des gens qui se la racontent en tentant de poser des questions pièges au guide, et des gens qui te passent devant pendant que tu prends des photos). C’était une jolie visite, nous avons pu avoir quelques anecdotes rigolotes et observer de près la grande salle qui possède une acoustique au top avec son parquet en bois ; nous avons même pu entrer dans la loge royale et voir la loge de l’impératrice Sissi, ouaiche ma gueule.

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En fin d’après-midi, nous avons décidé malgré la fatigue de marcher et d’aller voir la grande Synagogue ; nous ne l’avons pas visité car le prix était un peu cher à notre goût, mais de l’extérieur on peut déjà admirer sa grandeur. Il y a un mémorial dans son enceinte, en hommage aux victimes juives de l’histoire Hongroise.

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Lorsque le soleil entamait sa descente, nous avons filé à deux rues de là, au Simpla Kert : le ruin pub le plus populaire. Les ruin pub sont des bars installés dans des immeubles abandonnés. Au début, ils étaient des repères d’artistes où étaient exposées des oeuvres ; aujourd’hui tout le monde vient dans ces pubs à la déco faite de récup’ et à l’ambiance chaleureuse (et à la bière pas chère, le bonheur !).

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Dimanche

Quand on veut visiter tous les sites de la colline de Buda, il faut y passer plusieurs heures : dimanche matin nous sommes allés prendre le funiculaire vertigineux qui nous y a mené. Je dis vertigineux parce que je suis sujette à une grande phobie de la hauteur (le genre de phobie qui te paralyse même quand tu es sur un escabeau, la honte quoi). J’ai fermé les yeux tout du long, mais il paraît que c’est beau !

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La colline du Château de Buda regorge de sites à voir :

Le Château se trouve tout juste à la sortie du funiculaire. Il abrite la Galerie Nationale Hongroise, le Musée Historique de Budapest et la Bibliothèque Nationale Széchényi ; on peut y voir aussi de nombreuses statues. Nous avons visité le Musée Historique gratuitement, et c’était captivant (mais crevant, puisqu’il est énorme… un vrai petit Louvre !). En face, le Palais Sándor, gardé par des militaires pas très souriants, abrite la résidence du président.

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Pour nous diriger vers les autres sites, il faut marcher un peu ; nous avons pu profiter des rues de ce quartier, colorées et pleines de vie. Sous les arbres d’automne, on aurait parfois pu dans certaines rues se croire dans un Manhattan miniature. Pour ne rien gâcher, les odeurs de vin chaud et de pâtisseries bien riches rendaient un peu aux rues une âme unique, un espace-temps figé ; un vrai dépaysement.

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La place de l’Eglise St Matthias est l’endroit du quartier que j’ai préféré : l’église est magnifique, avec son toit de tuiles colorées. Monsieur Moelleux a pu la visiter, il paraît qu’elle est somptueuse de l’intérieur ! En tout cas, dès qu’un rayon de soleil passait, on voyait s’illuminer les tuiles et les dorures du toit qui se reflétaient sur la pierre blanche, et l’ombre des arbres aux alentours dansait dans la lumière, spectacle merveilleux qui cassait un peu le froid de la journée.

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Le Bastion des pêcheurs est un rempart qui passe juste à côté de l’église, et qui surplombe tout le Danube pour offrir une vue exceptionnelle de Budapest. Un peu y monter et se balader à flanc de colline. Des marchands ambulants viennent y vendre des souvenirs, des cartes postales, et y peignent la vue. En fait, c’est un petit Montmartre adorable.

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Le Bastion des Pêcheurs est tel qu’on me l’avait décrit : tout en arcades, avec des petites tours gothiques et même un bistrot panoramique très abordable. On peut d’ailleurs y voir le fameux Pont des Chaînes (Széchenyi lánchíd).

Je voulais absolument voir, derrière la colline de Buda, l’hôpital souterrain que l’on peut visiter : mais il était fermé et ne rouvrait que le lendemain.

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« Hospital in the rock » est accessible par un ascenseur qui descend derrière la colline. Il a gardé l’entrée d’origine. Son histoire est incroyable puisqu’il a vécu plusieurs événements, et a continué de fonctionner jusque dans les années 2000. Sous terre, les différentes salles de l’hôpital revivent grâce à des mannequins de cire, habillés avec l’authentique matériel d’époque, dans le vrai décor, avec les vrais outils.

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En tant que soignante, j’ai beaucoup aimé les explications de la guide de notre groupe (en anglais), sur les difficultés qu’avaient les soignants à exercer ; ils vivaient quasiment 24h/24h sous-terre, dormaient et cuisinaient sur place. Lorsque les approvisionnements en eau, nourriture et matériel ont été bloqués, ils ont dû trouver des solutions et, je vous passe les détails, ce n’était pas toujours très éthique ! Cette visite était ultra passionnante !

Le séjour s’est achevé par un arrêt à Heroe’s Square, la place des Héros, où des dizaines de touristes viennent mitrailler de photos l’immense colonne qui la surplombe, ainsi que toutes les statues qui l’entourent.

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Et comme pendant plus de trois jours, nous avons beaucoup marché… il était de rigueur de garder le meilleur pour la fin ; l’instant détente aux Bains !

Budapest compte de nombreuses sources thermales et établissement thermaux ; c’est un loisir courant que d’aller faire trempette ou se faire un bon sauna de temps en temps. Moi je n’attendais que ça ! Nous avons choisi les plus populaires : les Bains Széchényi

Les Thermes Széchényi se trouvent dans un immense parc arboré qu’il est très agréable de traverser ; nous sommes passés devant un très joli château de style gothique, et devant des parterres de fleurs gigantesques… rien que pour ça, le site est magique !

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Infos pratiques : nous avons pris une cabine pour deux, où nous avons pu laisser toutes nos affaires et nous changer. Nous avions apporté nos serviettes et nos sandales, mais on peut en louer à l’accueil. Il existe des forfaits avec massage qui sont assez intéressants.

Entrer dans un bain à 38° alors que dehors le froid nous glace, c’est une sensation de bien-être que je n’oublierai jamais ! Je me suis fait une séance de sauna intensive, par contre, fallait pas compter sur moi pour plonger dans les bassins froids (faut pas déconner !). Nous sommes restés cinq heures à nager, tremper, flotter. Cinq heures dans des eaux douces, peu chargées en chlore, à profiter des jets bouillonnants et de la vapeur chaude qui flotte au-dessus des bains : le rêve !

Souvenirs from Budapest…

Je garde de ce voyage une douceur de vivre malgré l’histoire plutôt rude de la Hongrie ; je garde en mémoire quatre jours intenses à trotter partout, dont une grande journée de soleil qui nous a permis d’apprécier Budapest sous un ciel bleu, malgré l’automne. 

C’est une ville à visiter en amoureux, certes, mais c’est un bon city-trip à s’offrir entre potes aussi ! Alors les copains, qui le refait avec moi l’an prochain ?

Budapest tips : 

  • On trouve des allers/retours vraiment pas chers entre Paris et Budapest sur Ryanair et Transavia : entre 50 et 120 euros l’aller-retour.
  • Dans les cafés et restaurants, le prix du service est ajouté à la note : heureusement, le tout reste très abordable.
  • Changer de l’argent (convertir ses euros en forint) est assez facile puisqu’il y a des bureaux de change à chaque coin de rue !
  • From Budapest, que rapporter ? De la porcelaine, de la broderie, des poupées matriochkas, de l’artisanat.
  • Un appartement loué sur Airbnb vaut deux à quatre fois moins cher qu’une chambre d’hôtel : 30 euros par nuit en moyenne.
  • Pour vous inscrire sur Airbnb et bénéficier de 30 euros de réduction, je vous invite à utiliser mon lien de parrainage.

Budapest comme prochain city-trip, ça vous tente ?

L’avez-vous déjà visité ?

Le séjour s'achève évidemment par les thermes #Szechenyi 💖

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