Shampoing Essence Ultime : un Flop

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J’achète rarement des produits qui me déçoivent, mais pour celui-ci, j’aurais dû m’en douter. Quelque part, je savais avant même de l’utiliser qu’il n’allait pas être si bien que ça, mais je n’ai pas pris le temps de réfléchir… Soirée improvisée, cheveux sales, rayon « shampoings » de l’épicerie presque vide, le tout mêlé à une vilaine curiosité pour les nouveautés : je jette le produit dans mon panier, dont l’anse en plastique dégueulasse me taillade le bras, je cours jusqu’à la caisse en évitant les caddies, je slalome entre les têtes de gondole, je souris bêtement à la caissière, essoufflée ; je paie, je paie assez cher pour un shampoing d’ailleurs, et puis je retourne au boulot, j’entre dans les douches, et là… hum.

Je savais dès l’achat que ce shampoing n’avait rien de naturel, qu’il était bourré de silicones, mais pas qu’il était la parfaite illustration de ce que « chimique » signifie. Quand j’ai lu l’étiquette, j’ai déchanté. Tous les perturbateurs endocriniens sont réunis pour le plus grand bonheur de mes problèmes hormonaux. Plus encore, c’est le produit le plus représentatif de ce que la publicité et le commerce peuvent nous faire gober (mais je ne tombe pas des nues, rassurez-vous, il y a seulement que je ne pensais pas que ce produit remplissait autant de critères niveau « foutage de tronche »).

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Sa texture crème n’est pas gênante, c’est plutôt son aspect qui m’a fait tiquer : luisant de micro-paillettes, le shampoing-licorne se moque bien de nous, en essayant de nous faire croire, dixit le packaging, qu’il s’agit d’extraits de perle.

Okay, arrêtons-nous une minute sur cette absurdité iridescente : quand bien même il ne s’agirait pas des perles du tour de cou de Mamie, mais de perles du Pacifique (ce qui expliquerait parfaitement le prix du shampoing, plus de cinq euros si je me souviens bien), et chez Schwarzkopf ils ont eu l’air de penser que ça pourrait être cool de se laver les cheveux avec un truc aussi dur que du coquillage et sans aucune vertu connue. Quand demain on décrétera que le silex de Normandie est aussi bénéfique pour la fibre capillaire que la perle du Pacifique, j’ai hâte de voir tous les shampoings du commerce en contenir.

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Le monstre est également censé protéger la coloration des UV et posséder un système anti-affadissement. Appelé « Diamond-color », qui n’est en fait qu’un sérum bien gras glissé dans la formule. Puisque après m’être shampouinée je trouve mes cheveux ternes, secs aux pointes et gras aux racines, je me mets à songer que chez Schwarzkopf ils ont dû bien rigoler quand ils ont décidé d’élaborer un shampoing à base d’huile, rajoutée au Methylmachinchose et au Phenoxyetanol, avec un zeste de Benzotruc, et surtout quand, voyant qu’ils restait de la place sur le packaging, et après s’être creusé ce qu’il leur restait de cervelle pour trouver un truc au hasard à y inscrire, ils se sont arrêtés sur : « Protège des UV ». Ouais, ils ont du bien rigoler.

L’odeur du monstre est repoussante, chimique, lourde, très forte ; je n’ai jamais senti de ma vie un shampoing aussi fort. Elle sent un peu l’eau de cologne ambrée des maisons de retraite. On ne peut s’en défaire, cette odeur est tenace, je vous aurais prévenues. Bon, ça ne m’a pas empêchée de sortir, mais je sentais bien que mes cheveux n’étaient pas comme d’habitude, et je me disais « merde, j’aurais pas du les laver en fait ».

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Pour finir ma descente aux enfers sous la menace du monstre, moi qui n’ai jamais eu un seul problème de cuir chevelu, ni pellicules, ni rien, je me suis retrouvée avec le crâne qui démangeait, quelques plaques rouges, et d’énormes pellicules que je n’ai pu éradiquer qu’en reprenant ma routine habituelle avec la gamme naturelle Phyto « Phytokératine Extrême ». Heureusement qu’il y avait un joli logo « Formule Douce » sur le packaging.

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Des années que je n’avais pas acheté un shampoing de supermarché et paf, mauvais pioche. Pour le coup, moi qui changeait souvent de gamme de produits pour les cheveux, je compte bien m’en tenir pour l’instant à celles que j’ai déjà utilisé, me fier aux produits que je connais déjà, et je jure solennellement sur la tête de Claudia Schiffer que je sortirai à l’improviste les cheveux sales s’il le faut.

Pour finir, j’ai bien noté le Î circonflexe de Ultîme dans « Essence Ultîme », mais je ne l’ai pas compris. Quelle est cette aberration linguistique ? Je me refuse d’admettre que même les objets du quotidien vont comporter des fautes maintenant… au nom du style ? J’aime pas trop beaucoup ça !

Et vous ? J’aimerais bien avoir vos avis éclairés sur le monstre !

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