Silicone : Mythes et Réalités

HEYHEY

Je ne comptais pas vraiment écrire sur ce sujet-là, mais voilà : j’ai dépassé mes 25 ans depuis quelques temps (>> old lady <<) et mes cheveux sont moins beaux qu’avant. Ils sont sur-colorés depuis cinq ans, et même s’ils ne sont pas vraiment abîmés car je les chouchoute, je les sens secs, moins brillants. Pour rien arranger, je les ai lavé tous les jours durant deux ans, parce que je travaille en milieu hospitalier et qu’à la fin de mes douze heures de service j’en ressens souvent le besoin… Me voici donc moi aussi rédiger le fameux article « Silicone ou pas, telle est la question« .

Beaucoup d’entre nous luttent contre les silicones, d’autres les incluent dans leurs routines, et d’autres encore sont novices et ne comprennent pas grand chose à cette lutte sans merci contre cet élément de synthèse qui étoufferait le cheveux… Entre ce que nous vendent les marques, ce qu’elles nous cachent, ce que les uns ou les autres pensent… Comment y voir plus clair ?

Reconnaître les silicones dans  nos produits :

Sur l’étiquette d’un produit ils finissent en -ane ou en -one :

Cyclohexasiloxane
Cyclomethicone
Cyclopentasiloxane
Dimethicone
Dimethicone Copolyol
Dimethicone Crosspolymer
Dimethicone/Vinyl Dimethicone Crosspolymer
Dimethiconol
Glyceryl Polyacrylate Silicone Copolyol
Hexamenthyldisiloxane
Phenyl trimethicone
Polysilicone-11
Polysilisone-14
Polysilicone-8
Silicone Quarternium…

Hein ? Mais c’est dangereux ?

Non. Les shampoings sont contrôlés pour être mis en vente, il n’y a aucun danger. Le silicone contenu dans les shampoings de nos jours, n’est ni un perturbateur endocrinien, ni un terroriste capillaire. Le grand mythe pousse à croire qu’il « étouffe » le cheveux (un peu comme un sérial killer, avec un oreiller).

Il étouffe le cheveux ou pas ?

Non, pas vraiment.

Pourquoi ? Parce que le cheveux est « mort » depuis sa sortie du cuir chevelu. Comme pour un poil, le cheveux n’est vivant qu’au niveau du bulbe, le reste ne vit pas. Il ne se nourrit pas, ne s’oxygène pas ; il se contente de rester passif sous tout ce qu’on lui applique, et d’attendre sa chute patiemment.

Mais… Il risque tout de même d’étouffer le peau du crâne, de provoquer des démangeaisons, des pellicules, ce qui n’est pas franchement top of the pop.

Où est le vrai hic alors ?

Le hic, c’est que le silicone est crado pour la planète. Bien dégueulasse, même. Leur fabrication est polluante : ils sont dérivés du pétrole et ne sont pas biodégradables. Ils polluent l’eau, donc les nappes phréatiques.

L’argument écolo, je sais, ne fait pas le poids contre les publicités magnifiques de certaines marques, où les stars aux cheveux photoshoppés nous assurent qu’avec tel shampoing on donnera à manger et à boire à nos cheveux, qu’on les nourrira comme un membre à part de la famille (et qu’on deviendra une bombe sexy qui utilise le nouveau-complexe-hydro-arginino-silicium-nutri-plus).

Mon expérience des shampoings clean

J’ai entamé une routine sans silicone depuis près d’un an, et même si je ne suis pas infaillible et qu’en tant que blogueuse il m’arrive de tester des produits avec silicone, et d’en trouver certains géniaux, j’essaie de rester fidèle à des routines naturelles.

Au début, c’était pas la joie. Mes cheveux étaient encore plus secs qu’avant et je devais les huiler (à l’huile naturelle), et j’en avais marre, et ça me gavait. J’ai du tester moultes gammes de produits pour tomber sur mes deux préférées :

  • Les gammes de produits capillaires Leonor Greyl 
  • Les gammes de produits capillaires Lavera

Etant donné les prix importants de la gamme Leonor Greyl, j’utilise ces deux marques en alternance ; elles me conviennent et je suis surprise de retrouver une chevelure douce et brillante naturellement (je me suis également mise aux colorations naturelles).

Depuis, j’ai remarqué que mes cheveux sont plus légers et plus volumineux, et même qu’ils graissent moins vite.

Prendre le temps… ça compte !

Tout au long de mon parcours sans silicone, j’ai remarqué une chose : il faut savoir prendre le temps.

  • Prendre le temps de tester et trouver les produits qui nous conviennent
  • Prendre le temps de voir sa chevelure changer et être patiente
  • Prendre le temps d’appliquer les produits, de respecter les protocoles (notamment chez Leonor Greyl où le shampoing ne mousse pas forcément, et où l’on doit émulsionner et laisser poser sur cheveux secs avant de le rincer).

 Et toi, raconte-moi : Quelle est ton histoire avec les silicones ?

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10 Comments

  • Moi ce que je fais, c’est shampoing sans silicones pour laisser le crâne et le cuir chevelu «  » »respirer » » ». Pour les longueurs, même si j’essaie d’avoir le moins de silicones possible, je sais que c’est pas un Quat qui va tuer mes cheveux. Puis quand tu as les cheveux longs qui s’emmêlent très facilement, le silicone aide un peu à ne pas pleurer quand tu passes ta brosse. Ah et chez moi, les bains d’huiles ne marchent pas, je les ai donc abandonnés. Bises miss !

  • Coucou, très bien ton article : en dehors de l’argument écolo (et là, chacun fait ce qu’il veut en son âme et conscience) je dirai de choisir ce qui rend nos cheveux plus beaux, non? J’ai oscillé entre avec silicones, puis sans silicone et j’en suis « revenue » et maintenant, j’alterne 🙂 j’ai les cheveux ultra fins et avec silicone ou sans silicone, ça ne fait pas grande différence : disons que pour les cheveux (que je lave tous les jours, mais c’est plus simple pour moi que pour toi ^^) j’utilise généralement du sans silicone, mais pour les soins, c’est du « avec » et voilà 🙂 j’essaye surtout de trouver une routine capillaire qui rende mes cheveux les moins moches possibles (à défaut de trouver la routine qui les rendent hyper désirables 🙂
    Bisous

  • Hello !

    Tu as eu la patience que je n’ai pas eu !
    J’ai essayé de me mettre au naturel et j’essaye encore mais clairement parfois je repars au silicone parce que mes cheveux sont beaux ! Je l’avoue ! Mais mon cuir chevelu souffre du silicone !

    Au naturel, ils sont fadasses mais mon cuir chevelu préfère !
    Quel choix complexe !
    Bisous

  • coucou
    je n’en utilise plus en tous les cas dans mes shampoings , pour laisser respirer mon cuir chevelu trop reactif, et ensuite j’en utilise surtout l’été dans les apres shampoings qu’il me reste, mais quand j’en achete desormais, et bien c’est sans silicones non plus
    merci de ce petit récap, bien utile !

  • Coucou =)

    Enfin un article réaliste. Merci. C’est un sujet délicat.
    Pour mon expérience capillaire. J’ai eu bien longtemps (trop longtemps) les cheveux longs, et comme toi, colorée, recoloré, décolorés … bref ils ont subi. Malgré le chouchoutage ils étaient ternes, « sans vie ».
    J’ai décidé de couper net et court pour leurs offrir un second souffle.

    La chance d’être frontalière avec l’Allemagne fait que j’ai trouvé des shampoings sans silicone et autres bidule pour peu cher. La marque Balea de DM est sans silicone de base. J’utilise depuis peu la marque Lavera également.

    Outre le côté « écolo », c’est plus pour mes cheveux. J’ai remarqué qu’ils étaient plus légers, j’ai pu bien espacer mes shampoings (2 par semaine).
    Au final, même s’il m’arrive d’essayer des produits « pas bon du commerce » je reviens toujours à ma routine et mes cheveux s’en portent bien mieux =)

    Bisous =)

  • Coucou 🙂

    Alors je suis pas tout à fait d’accord avec un point que tu as évoqué.
    Le silicone asphyxie le cheveux dans le sens ou, même s’il s’agit d’une matière morte le cheveux est une matière très poreuse et que le silicone vient boucher ces pores. Si ces pores sont bouchés les soins tels que les bains à l’huile ne pourront pas être bien absorbés par les cheveux ce qui est avons-le bien embêtant 🙂

    Le silicone et moi c’est finit depuis un bon moment et sans regret !

    Bisous

    • Coucou,
      Merci pour tes précisions ! J’avoue, je m’offre un soin bien commercial de temps en temps. J’arrive quand même à m’en passer 99% du temps et je suis très heureuse de mes soins sans silicone

  • Salut, je pense que tu omets le fait qu’un cheveu soit enduit d’écailles dans ton appréciation du silicone. Les écailles s’ouvrent et se referment, elles peuvent aussi casser Donc un cheveu ça reste fragile il vaut mieux éviter de le malmener. Au naturel quand les écailles ne sont pas attaquées par des produits décapants il n’y a qu’à se brosser pour que ça brille. D’ailleurs pas besoin de mettre du shampoing sur les longueurs, ça les abîme. Pour moi mettre du silicone c’est pas bon du tout parce qu’on ternit la beauté naturelle du cheveu et c’est irréversible. On perd aussi la légèreté et la solidité des cheveux. Et puis le bénéfice dure très peu de temps, il faut sans cesse racheter du silicone c’est un cercle vicieux. Silicone je te quitte et on se reverra plus jamais.

    • Hello Gwladys, merci pour tes précisions. Cet article date et je devrais faire une update : j’essaie maintenant d’éviter les silicones. Ca reste difficile car je continue de me colorer chimiquement les cheveux et la couleur vire très vite sans les silicones.

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