[Mon petit Ciné] Snowpiercer – Le Transperceneige

Tout le monde parle en ce moment du film Gravity, que j’ai failli aller voir. Mais à bien peser les pour et les contre, j’ai filé voir « Snowpiercer ». Et je suis loin d’être déçue.

Au début, il y avait un livre. Un roman graphique de Jacques Lob et Jean Marc Rochette : Le TransperceneigeBong Joon-Ho, cinéaste coréen, l’adapte au cinéma (pour mon plus grand plaisir). Ses autres réalisations : Memories of Murder, The Host et Mother.

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affiche

Le pitch :

2031 : Le monde a subi un réchauffement climatique. L’humanité a disparu de la surface de la Terre, sauf les survivants, embarqués à bord d’une Arche de Noé SNCF : un train voyageant sans arrêt en gare depuis dix-huit ans. Chaque année, le train fait un tour complet du globe, et voit ses enfants grandir.

A l’image de notre monde, le train est divisé en compartiments : les riches à l’avant, salles de classes, commerces, boîtes de nuit et bars à sushi, les pauvres à l’arrière, vivant sans fenêtre depuis des années et n’avalant que des barres de protéines mystérieuses fabriquées à bord du train. Le constructeur du train, un certain Wilford,  fait régner un ordre totalitaire et prétexte l’équilibre de l’écosystème humain pour commettre des atrocités dans les populations les plus faibles.

Plusieurs révoltes ont été tentées, mais celle que s’apprête à mener le héros du film promet d’aller à son terme…

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Plusieurs ambiances se côtoient le long du film, c’est ce que j’ai vraiment apprécié : Ambiance « Germinal », ambiance « SF », ambiance « Steampunk », ambiance « Fifties » puis enfin ambiance « Electro-Pop ». Le tout avec entrecoupé de scènes de paysages enneigés à couper le souffle. L’effet de la vitesse et de la grandeur des paysages extérieurs se frotte à l’impression d’enfermement, de surpopulation et d’espaces clos à l’intérieur du train.

J’ai aimé l’aspect politique du film : obligation d’accepter un ordre absurde, règne de la peur… et la vision allégorique : plus qu’une arche de Noé, le train est une tour de Babel où se battent les populations, dont le seul but est d’atteindre l’avant du train.

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Vous reconnaissez l’actrice et mannequin Tilda Swilton ?

Le rythme est soutenu, c’est un peu une partie de jeu vidéo sans les manettes : dans chaque wagon, une castagne, une peur, un problème,une découverte pour le déroulement du scénario : pour moi, ça fonctionne, d’autant plus qu’il y a un je-ne-sais-quoi de réaliste malgré-tout : ici, pas de surexplosion façon blockbuster, pas de scène d’amour entre les héros, non, rien de tout cela (et c’est si rare, que j’adhère totalement). En prime, quelques bonnes scènes bourrinettes avec du sang, des cris, et des bastons qui font « boum » avec réalisme. Miam.

Bon, allez, j’irai peut-être voir Gravity aussi.

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2 Comments

  • Je n’étais pas très tentée ni par Snowpiercer ni par Gravity, mais je me suis laissée tenter par le dernier que j’ai vraiment aimé ! Alors peut-être que Snowpiercer pourrait me surprendre en bien. Est-ce que la bande annonce reflète bien le film ? Ou le film est-il mieux ?

  • personnellement je n’ai pas du tout aimé Snowpiercer… autant l’idée me plaisait, autant j’ai adoré la Bande Annonce qui promettait énormément d’action, autant le film en lui même m’a déplu : on passe de scènes d’action pour ne pas dire boucherie ou c’est à fond, à des scènes ou tu vas t’endormir tellement la pression redescend d’un coup sans comprendre pourquoi…
    enfin j’ai pas aimé ces montagnes russes de l’action/pas d’action… dommage je suis partie avant la fin tellement j’étais déçue 🙁

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